TOPOGRAPHISMES
La rétine peuplée d'horizons dilatés vus du ciel, par des terres sèches et des terres humides. Les premières sont des paysages du silence castillan; les secondes, des paysages nordiques de lumières blanches et de chlorophylles aux verts enflammés. L'insistance dans l'utilisation de lignes de force horizontales est le bilan de la soif d'espace : comme dans un road movie, l'observateur ne demeure point statique mais il se déplace vertigineusement. De ces paysages émergent encore des formes étranges, une sorte d'épiphanies qui s'affirment plus proches des superstitions modernes que des manifestations du sacré…
Pablo Avendaño